Souvenir

Souvenir
Hier, j'ai retrouvé un ancien cahier que j'avais commencé à l'âge de 16 ans et que j'ai continué jusqu'à mes 18 ans. Il est rempli de poèmes que je m'étonne toute seule d'avoir écrits tellement je les trouve mauvais ! Mais l'essentiel est qu'ils m'ont rappelé une chose : que c'est après avoir dû écrire le premier pour un devoir de français que j'ai eu envie d'écrire les suivants (aussi mauvais soient-ils ! heureusement que j'ai rendu le meilleur à mon prof) et qu'à partir de là je ne me suis plus jamais arrêtée d'écrire...
Peut-être en mettrai-je quelques-uns sur ce blog, (ceux qui sont potables, lol !) puisque celui sur le manque d'inspiration semble beaucoup plaire. Celui que j'ai écrit pour mon cours de français, je le mettrai, c'est sûr... les autres, je dois les trier avant de les publier mais une chose est sûre, j'ai envie de les faire partager et je le ferai...








photo faite par moi même, sur la page, c'est mon écriture, c'est le passage du cahier sur l'orage et la lueur des bougies...

# Posté le jeudi 09 juin 2005 13:38

Modifié le jeudi 23 juin 2005 16:30

L'histoire de mon premier poème...

L'histoire de mon premier poème...
Ce premier poème qui m'a donné le goût de l'écriture a une histoire particulière que j'ai envie de vous raconter :

J'etais en première, à l'époque, (première littéraire, d'où mon goût pour les mots) c'était le dernier jour avant les vacances de Noël.
Le prof (qui était un grincheux lunatique pas possible, un véritable emmerdeur !) nous faisait étudier un sonnet de Rimbaud, lequel, je ne m'en souviens plus... bref, passionné par ce sonnet, il a eu soudain une idée de devoirs à nous donner pendant les vacances :

« Les filles, vous allez vous creuser un peu la cervelle et vous allez m'écrire un sonnet pendant les vacances de Noël. »
(je ris quand je repense à cette phrase, car il y avait quand même un garcon dans notre classe de littéraire, même si c'est rare, mais il s'obstinait à nous appeler « les filles » !)

Au départ, je me suis dit que ça ne serait pas trop difficile, mais là, il a rajouté la phrase qui tue :

« Je vous noterai, ça comptera dans vos moyennes, et je veux des alexandrins, attention ! »

Les vacances de Noël se sont bien passées, mais cette histoire de sonnet m'a quand même donné du fil à retordre. Pendant les deux semaines qu'elles ont duré, je me suis « creusé la cervelle » mais rien à faire, pas d'idée...
Veille de la rentrée, dimanche soir, 22h. Je me glisse dans mon lit en me demandant comment j'allais faire. On devait rendre ce fichu sonnet le mardi à 9h et je n'avais encore pas écrit un seul vers ! Au hasard et sans trop y croire, j'ai pris une feuille et un stylo... et j'ai regardé par la fenetre. Il commençait à neiger dehors et j'ai eu comme une soudaine bouffée d'inspiration. Je me suis mise à écrire ce que je voyais. Un quart d'heure plus tard, j'avais fini mon poème. Je n'en revenais pas moi même. Mes alexandrins étaient quasi irréprochables, j'avais parfaitement respecté le schéma des rimes et au final, je trouvais mon travail assez bon. Je l'ai recopié et rendu au prof en pensant que c'était peut-être réussi...
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# Posté le jeudi 09 juin 2005 16:15

Modifié le jeudi 23 juin 2005 16:34

Pensées en vrac...

Pensées en vrac...
En repensant à ce poème, je me rends compte à quel point mon imagination peut être puissante, parfois... En effet, à l'époque où je l'ai écrit, le seul thème qui me touchait était le paysage que je décris !

- Le suicide... bon, il faut avouer que l'adolescence est loin d'être une période facile, donc comme beaucoup de jeunes, cette idée m'avait deja effleurée, mais je n'ai jamais vraiment eu de bonne raison pour l'envisager sérieusement...

- L'amour... Question délicate, puisqu'à l'époque, je ne l'avais encore jamais connu ! En y repensant, je me demande même si j'ai su un jour ce que c'était vraiment...

Alors avec tout ça, le suicide par amour, c'était loin de me ressembler ! Un tel désespoir, ça existe, mais pas chez moi, du moins, pas chez l'ado de 16 ans que j'étais quand j'ai composé ces vers... Mais c'est un thème tellement présent dans le monde actuel que je ne pouvais pas y rester insensible...

Je pense que c'est tout simplement l'empathie qui a pris le dessus.

L'empathie... Que de services elle m'a rendus dans ma vie ! J'ai su que j'en étais douée il y a environ deux ans, après une analyse psychologique. Mais elle a toujours été en moi, je m'en suis rendue compte sur de simples souvenirs.
Mêlée à mon imagination, elle m'a transformée le temps d'un poème en amoureuse désespérée, prête à mettre fin à ses jours pour celui qui l'a trahie...


illustration : Krystal Camprubi

# Posté le samedi 11 juin 2005 14:48

Modifié le jeudi 23 juin 2005 16:43

Chance ?

Chance ?
Mais l'empathie, est-ce vraiment une chance ?

Ressentir ce que les autres ressentent ? A priori, une telle sensibilité semble extraordinaire, mais il y a des mauvais côtés, comme pour toute chose... On ressent aussi bien la douleur que le bonheur, et qui sait s'il y a plus de souffrance que de joie dans ce monde ! J'ai pu expérimenter aussi bien la joie de la réussite aux examens que la souffrance du deuil.

Il y a des choses qu'on voudrait ne pas ressentir et qu'on ressent quand même.

Un jour, il m'est arrivé une expérience troublante :
J'étais assise dans le bus, je me rappelais d'une connerie faite par des amis, d'ailleurs, je devais avoir le sourire aux lèvres, pour une fois !
Une femme est venue s'asseoir à côté de moi et, perdue dans mes pensées, comme d'habitude, j'ai à peine réagi, au début j'avais simplement conscience que quelqu'un venait de s'asseoir à côte de moi.
Mais après quelques instants, j'ai senti mon sourire s'effacer tout seul et je ne comprenais pas pourquoi. Une grande tristesse m'a envahie sans que je sache ce qui m'arrivait et une larme a perlé au coin de mon oeil. En l'essuyant, je me suis retournée vers cette femme et j'ai vu qu'en réalité c'était elle qui pleurait.
Je lui ai tendu un mouchoir, elle m'a remercié entre deux sanglots, puis elle est descendue à l'arrêt suivant, me laissant aussi bouleversée qu'elle sur mon siège...

C'est ce genre de choses qui font mal, la souffrance des autres. Je la supporte encore moins que ma propre souffrance et je n'aime pas savoir que quelqu'un va mal.
Pourtant, je suis condamnée à être parfois la seule à le savoir...

# Posté le samedi 11 juin 2005 17:02

Modifié le jeudi 23 juin 2005 16:50

Réflexion

Réflexion
L'amour...


Si on fait exception de l'amour que je porte à ma famille, je crois que pour moi c'est un des plus grands mystères de la vie. Les gens sont tellement préoccupés par l'amour que lorsque j'y pense, je me dis que cela doit être vraiment merveilleux d'être amoureux. Mais j'ai vu tant de mes proches souffrir par amour, j'ai essuyé tant de larmes à cause de lui que tout cela m'ôte l'envie de le connaître réellement. A chaque fois, ca se passe de la même facon :


- Il y a un début, comme pour toute chose bien sûr. Des regards, des sourires, de l'hésitation, des questions... puis on se lance et c'est le coup de foudre. Comme on me l'a souvent décrit, c'est une belle flèche dorée qui vient toucher le coeur et qui l'envahit d'une agréable sensation de légèreté...


- Puis on avance, petit à petit, et cette flèche se transforme en rose rayonnante de lumière pourpre. La vie devient belle lorsqu'on a quelqu'un à ses côtés, quelqu'un à qui se confier, avec qui on peut partager sa vie, ses joies et ses peines, vivre une relation à la fois complice et passionnée...


- Mais il y a toujours un moment où l'on souffre et il n'y a aucune exception à la règle. La rose se flétrit, les sentiments se fanent, mais jamais à la même vitesse de chaque côté et on finit par avoir mal, très mal, comme si un poignard était venu se planter dans le coeur comme l'a fait la flèche peu de temps avant...

Et on souffre.

Parfois, on a envie de mourir. On se dit qu'on ne peut pas vivre sans lui ou sans elle, que la vie n'a plus de sens, que personne ne pourra jamais le/la remplacer...

Et la souffrance est la plus forte...



Toujours le même schéma.


Moi je ne connais pas cet amour, je suis parfois tentée de me lancer, mais je n'ai pas envie de souffrir. Je suis tombée trop bas déjà et j'ai eu trop de mal à remonter la pente pour risquer de la redescendre. Je ne me ferme pas complètement à l'amour, mais je ne m'y ouvre pas toute grande non plus. C'est beaucoup trop risqué pour un coeur aussi fragile que le mien...




illustration : un dessin que j'ai fait moi même

# Posté le lundi 13 juin 2005 10:03

Modifié le jeudi 23 juin 2005 16:58